ange1Cathobel - Rome Proposition du Saint-Siège à l'ONU pour résoudre la crise au Proche-Orient

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cathobel - 9/11/2007 Vatican


Rome

Rome Proposition du Saint-Siège à l'ONU pour résoudre la crise au Proche-Orient


Constitution d'un Etat palestinien et d'un Etat israélien distincts

Une nouvelle fois, devant les Nations unies, le Saint-Siège a affirmé que la solution de la crise au Proche-Orient passait par la constitution d'un Etat palestinien et d'un Etat israélien distincts. C'est ce qu'a exposé le 8 novembre Mgr Celestino Migliore, observateur permanent du Saint-Siège à l'Onu.



Le diplomate s'est exprimé durant la réunion de l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) de la 62e Assemblée générale de l'Onu. L'observateur permanent du Saint-Siège a mis en cause "le manque persistant de volonté politique pour parvenir à une solution permanente" du conflit au Proche-Orient. Il a estimé que "l'injustice" était "au coeur du problème". A ses yeux, "repousser indéfiniment la résolution de ce conflit, en refusant de négocier ou d'aboutir à un compromis raisonnable, en faisant preuve d'indécision ou par volonté de maintenir le statu quo, revient à perpétuer l'injustice". D'ailleurs, a-t-il soutenu, "que ces schémas de pensée soient délibérés ou pas ne change rien à la réalité sur le terrain".


"La solution de deux Etats", à laquelle le Saint-Siège est favorable, "a de bonnes chances de résoudre la crise", a soutenu le diplomate. "Faire de cette solution une réalité n'est pas la responsabilité première du Quartet, mais celle des parties directement concernées" et "des pays voisins", a-t-il précisé en présence des représentants israéliens et palestiniens. Le Quartet diplomatique pour le Proche-Orient est composés des Etats-Unis, de la Russie, de l'Union européenne et des Nations unies.


Alors que la communauté internationale peut seulement aider les deux parties à se rapprocher, a expliqué Mgr Migliore, "il est indispensable" que celles-ci se retrouvent pour entamer de "véritables négociations sur la solution de deux Etats". Il a ensuite émis l'espoir que la conférence internationale prévue à la fin du mois de novembre à Annapolis (Etats-Unis), permette d'aller dans ce sens.


Mgr Migliore a ensuite appelé "les sociétés civiles israélienne et palestinienne" à "se rejoindre pour offrir et recevoir le pardon et la réconciliation", les invitant à s'inspirer "des peuples qui ont réussi à mettre un terme à leurs différends historiques". Par ailleurs, d'après le diplomate du Saint-Siège, "les diverses confessions religieuses de Terre sainte peuvent avoir une contribution significative pour résoudre le conflit".


Enfin, Mgr Celestino Migliore a précisé qu'une "solution durable" devait "inclure le statut de la ville sainte de Jérusalem", avec l'accès libre aux lieux saints pour les fidèles de toutes les confessions et nationalités. C'est ce que stipulait une résolution de l'Assemblée générale des Nations unies du 25 avril 1997.


Au cours des travaux organisés à l'Onu sur deux jours, de nombreux diplomates du monde entier ont particulièrement mis en cause la politique israélienne, notamment concernant les restrictions à la liberté de mouvement.

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